Le Népal est un pays magnifique, imaginez les anciens temples, les montagnes majestueuses,..

Maintenant imaginez un magnifique temples hindou, qui tombe en ruine faute d'entretien, où se déroule une cérémonie funéraire, les morts sont purifiés dans le fleuve (qui ressemble plus à une décharge à ordure qu'à un court d'eau), puis brulés, au milieu et sous le regard des curieux et des touristes photographes, à un mètre du corps exposé, des enfants fouillent le "fleuve" à la recherche de quelques pièces égarées, tout en snifant de la colle pour se donner du courage. Quelques "saadous" (sages) vous invitent gentillement à les photographier, petit oasis d'exotisme, tout orange, maquillés et noyés dans la fumée et les loks, mais ne tardent pas à vous demander de les payer pour le service rendu. (le capitalisme gagne même ces maïtres spirituel qui ont fait voeux de pauvreté). Dans le même temps, un jeune népalais qui a proposé de vous guider ne s'arrête pas de rire tout en racontant, plein de fatalisme que le gouvernement est corrompu et qu'il n'y a que l'argent qui compte dans la vie.

J'était faciné par ce pays et sa culture, sa spiritualité, je suis ecoeurée et déprimée par le manque de respect qu'ils ont pour eux même et en particulier leurs enfants.

Un exemple parmis d'autres. Nous sommes dans l'un des pays des plus pauvres au monde, et des enfants complètement défoncé à la colle, l'alcool et autres mendient dans la rue. Comme de nombreux voyageurs, on va leur acheter à manger dans un magasin, dans lesquels les enfants nous suivent et demandent tous les même choses, du lait en poudre (soit disant pour leur petite soeur) et des biscuits. A force de voir toujours les même produits tant désirés, on pose la question à l'un des employés du supermarché, qui nous explique que les enfants vont revendre ces produits à des petites boutiques plus chères, et avec l'argent gagné s'achètent de quoi boire et fumer. Il suffit donc d'acheter autre chose, et d'ouvrir le paquet de biscuit pour qu'ils soient obligés de manger et non de vendre (ce qui nous donne meilleur conscience même si bien sûr ça ne résout pas le problème). Chaque jours donc, les supermarchés de ce quartier routard de Kathmandou voient défiler des touristes bien intentionnés donner de quoi se shooter au gamins népalais, et PERSONNE, aucun adulte ne prend la peine de nous prévenir et nous dire comment faire pour les aider vraiment. C'est révoltant, et je n'arrive définitivment pas à comprendre. Même la grande pauvreté ne peut expliquer cet abandon et ce désintêret.

C'est comme si il n'y avait aucun espoir pour que les choses changent, les rues sont pleines de déchets, de mendiants affamés et défoncés, et quand on discute de ça, la seule solution qu'ils voient c'est de partir vivre en Europe, ou de mourir et renaïtre avec un meilleur karma, ce qui ici signifie ailleurs et riche.

Je comprend l'importance de l'argent pour vivre, mais et que le manque d'education, de culture rend difficile la lutte et même imaginer et espérer changer les choses. Mais c'est tellement difficile d'assister à ça sans pouvoir rien y faire, sinon essayer de discuter, d'expliquer. Bref, journée trés instructive sur la réalité népalaise, et aussi pleine de colère.

Heureusement, ce tableau bien noir n'est qu'une expérience parmis d'autres, et le Népal ne se limite pas à ça.