En quelques minutes le repas arrive, précédé de jolis chaussons, du menu, de la petite serviette rafraichissante, bref, voyage long mais agréable. On a  le sentiment que tout est fait pour être à l'aise, mais sans  être assisté, personne ne passe vérifier que les  ceintures sont attachées comme sur d'autres compagnies, chacun est maître de son espace et de ses actes, ce qui représnte assez bien  la mentalité vietnamienne.

C'est donc là que tout commence, au sortir de l'aéroport, comme dans tous les aéroports du monde, un troupeau de taximen nous sollicite, nous sommes épuisés, le premier sera le bon. Premier reflexe à avoir, demandé au chauffeur d'allumer le compteur kilométrique, car ils essayeront toujours de vous arnaquer, et annnoncent toujours un prix au moins deux fois plus élevé que le prix. Mais, peu téméraire, ayez l'air contrarié, et ils descendront trés vite le prix de la course de moitié. En revanche ne sortez jamais les billets devant les chauffeurs, qui profitera de l'occasion, de votre fatigue et méconnaissance de la monnaie viet pour vous prendre presque des main quelques billets, prétextant une sortie de parking payant.

Evidement, vous vous en doutez, si je dis tout ça c'est que la première course au sortir de l'aéroport a été un batème et que nous sommes tombé (première et dernière fois) dans tous ces panneaux. (mais bon, on a rendu un taximan heureux et perdu à peine dix euros, pas de quoi gacher la bonne humeur et l'exitation de l'arrivée).

La suite en revanche l'a un peu entamée. Premier arrêt du taxi, bien sûr, un distributeur, car celui de l'aéroport ne prend aucune carte visa ou mastercard (super logique), donc autre conseil, emmener avec vous quelques euros, ou dhongs. A la fois émerveillés et légèrement oppressés par le spectacle hallucinant des milliers de motos roulants dans tous les sens, le sourire aux lèvre d'avoir réussi à faire comprendre au chauffeur qui ne comprend presque pas l'anglais où nous voulions aller, on entre donc la carte de crédit dans la machine, qui, sans aucun commentaire, la dévore. S'en suit de longues minutes d'explications et d'incompréhension avec l'agent de la banque au téléphone, qui fini par nous donner un rendez vous le lendemain, pour récupérer la carte à une adresse inconnue.

Second défi, le lendemain, le  taxi nous dépose dans la rue indiquée, mais impossible de trouvé le numéro de la  maison, on voit un chiffre avant et un chiffre après, mais pas celui de la banque que nous cherchons. Une fois de plus, une bonne heure de déambulation plus tard, après avoir demandé notre chemin à trois personnes indiquant chacun une direction différente, nous écoutons un vieil homme à l'indication la plus farfelue, notre adresse se trouverait à plus de 3 km plus loin, la rue étant  gigantesque, et nous découvrirons bientôt que certaines rues traversent plusieurs districts de la ville, et que les numéros des maisons reprend à 0 à chaque nouveau quartier. (ce que vraisemblablement le premier taxi ainsi que les trois personnes que nous avons interrogés ne savaient pas).

Pour finir avec cette histoire nous finissons donc par récupéré la carte de crédit, cachée dans une série de dizaines d'autres cartes perdues dans les distributeurs de cette banque à travers la ville (d'un coup on se sent moins seuls).

Comme un batème du feu ces événements nous ont finalement vite appris à nous repérer dans la ville, et à communiquer (le mieux possible du moins) avec la population. Nous pouvions alors nous délecter avec plus de légèreté de cette ambiance à la fois mouvementée, bruyante, mais aussi étrangement zen.

Zenitude que l'on rescend beaucoup moins la première fois qu'on se retrouve obligé de traverser une rue. La technique est simple, aucun feu rouge, une circulation de deux roues aussi dense que celle des Champs Elizées, aucun code de la route, peu respectent les sens de circulation, et vous devez simplement vous y plonger, lentement pour laisser aux motos le temps de vous éviter.

Nous partons donc à la découverte de cette ville gigantesque.